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dimanche 5 juin 2011 | By: Nevert Degirmenci

Les secrets d'une page Facebook réussie

L'abondance d’outils gratuits disponibles sur le web donnent l’illusion qu’une stratégie de communication sur les réseaux sociaux est à la portée de tous, sans frais.

Ce n'est qu'une illusion. Si l'on se concentre sur Facebook, les pages fan consacrées à des marques de renom font figure d'exemple. Certes, le budget de Mini, Coca-Cola, Victoria's Secret, Red Bull, etc doit être conséquent. Confiant la tâche à des agences médias sociaux ou à leurs services internes, ces multinationales consacrent du temps et de l'argent à l'élaboration d'une présence réussie sur les réseaux sociaux, dans le sillage des campagnes de promotion menées dans les médias traditionnels.

Que ces marques soient internationales ou non, le lancement d'une page fan doit comprendre un investissement dans les critères suivants:

L'esthétique

Pour réussir une belle page Facebook, outre l'axe de communication choisi, le graphisme et l'esthétique sont deux facteurs qui influencent le futur fan. L'objectif étant d'attirer le chaland et de le pousser à "liker" la page.

- La landing page est l'un des premiers éléments visibles de la page, quand il y en une... Elle contient très souvent une flèche qui appelle soit à participer à des concours soit le plus couramment à vous inviter à "aimer" la page en cliquant sur "I like". Les pages les plus réussies rivalisent d'imagination pour dessiner une flèche qui pointe vers le graal "I like". (voir Coca-Cola ou Red Bull pour les plus connus ou Marks & Spencer pour les plus simples et non moins réussies).;

- La photo de profil de bonne dimension, se termine idéalement par une flèche courbée dans le bas pour inviter les fans à consulter les différents tabs, déplacés à gauche depuis la refonte de la plateforme Facebook;

- Le photo strip, composé de cinq photos, forme la bannière de la page. L'ensemble de ces cinq photos, dont l'ordre dans les pages (à l'inverse des profils) est aléatoire, doit garder une cohérence esthétique;

- Viennent ensuite les tabs, c'est-à-dire les différentes rubriques. Ce travail, réalisé par des développeurs web, permet d'ajouter des fonctionnalités pour personnaliser une page. Que ce soit des jeux, des concours, un lieu de récolte des idées, etc, ceux-ci doivent compter un landing tab qui fait office de page de bienvenue. 

Le contenu

Le travail des architectes terminé, reste celui des décorateurs d'intérieur, à savoir le contenu. La page Facebook peut servir de relais aux autres canaux de communication mais pour attirer le fan régulièrement, la mise en place d'un marketing relationnel, incluant les critères de mise en page des posts et de style de langage spécifique à Facebook, est de rigueur.

Certaines marques bénéficient d'un capital de sympathie ou véhiculent un mélange de prestige ou de glamour à tel point que dès leur création, les fans affluent. Pour les autres marques, la tâche est plus ardue mais pas insurmontable. A noter que Facebook convient avant tout aux marques B2C étant donné l'objectif de créer une communauté de fans, difficile voire impossible dans le cas des marques B2B.

Les deux plus belles pages françaises, selon moi, sont celles d'Oasis Fun Page et de La vache qui rit. Une lecture rapide de ces pages vous fera partager le même avis (je me trompe?). Leur nombre de fans le prouve. D'autres marques, plus difficiles à liker, telles que Nana, réussissent pourtant leur installation sur Facebook en évitant de communiquer directement sur leur produit. Nana, en l'occurrence, a décidé de faire de sa page fan un espace de communication dédié aux femmes.

Le temps

Le temps est l'un des facteurs les plus importants dans la gestion d'une page fan sur Facebook. Négliger cet élément revient à manquer les conversations lancées. En effet, les fans peuvent réagir de façon positive; dans ce cas, il faut au moins les remercier. Ils peuvent aussi apporter des critiques et il faut alors répondre de façon à atténuer la "crise". La recherche de contenu, la rédaction ainsi que la lecture régulière des commentaires prennent du temps.

Quant à la régularité de publication, elle varie d'une page à l'autre: de trois à sept posts par semaine pour instaurer une interactivité avec la communauté.

La réflexion en amont est donc indispensable. Et s'il n'est pas possible d'investir en temps, et selon la marque, en argent sa présence sur Facebook, il vaut mieux s'abstenir. Même si le processus de création est simplissime, le contenu, les tabs, le photo strip, les concours et jeux sont primordiaux. Pourtant même lorsque tous ces éléments sont réunis, les fans n'affluent pas d'eux-mêmes.

Vous trouverez dans un prochain billet des astuces pour augmenter la visibilité, l'interactivité et le nombre de fans d'une page Facebook. Connaissez-vous d'autres critères de réussite?
jeudi 7 avril 2011 | By: Nevert Degirmenci

Réseaux sociaux : opération séduction de la presse

Longtemps, l’information est restée le domaine réservé de la presse dite traditionnelle jusqu’à ce que le web collaboratif et participatif ne viennent lui grignoter du terrain.

Avec les réseaux sociaux et les blogues, chaque internaute peut devenir producteur de contenu. Même s'il faut séparer le bon grain de l’ivraie, les sources d’informations de qualité se sont multipliées avec une diffusion d’information en temps réel.

Alors que la presse écrite, elle, est soumise à l’écueil du bouclage et la presse audio-visuelle à celui des horaires de diffusion (à l’exclusion des flashs spéciaux en cas de catastrophe de grande envergure).

Aux Etats-Unis,
le web est même passé en tête des sources d’information devant la presse écrite. L’accès facilité à l'Internet fixe et mobile creuse le fossé entre les deux modes de diffusion d'informations.

De plus, souvent les médias toisent les réseaux sociaux et les blogues résumés à de simples outils ludiques et peu fiables. Lorsque ces médias consacrent des sujets au web, seuls les aspects négatifs sont évoqués sous forme d’avertissement sur les dangers des réseaux sociaux, d’utilisation détournée des données confidentielles, etc., avec des exemples de licenciement de salariés pour excès de bavardage numérique ou de buzz négatif pour certains marques par la diffusion d’informations gênantes.

S'appuyant souvent sur les mêmes exemples retentissants, la presse fait ainsi fi de la qualité de nombreuses sources et de l'accès quasi instantané à une grande quantité d'informations à très petit coût.

Les mentalités évoluent pourtent petit à petit amenant la presse à adopter le web à travers différentes initiatives. Outre le succès grandissant de Storify, le journal "Le Monde" projette de fusionner ses rédactions print et web.

Le leader des réseaux sociaux, Facebook, propose aussi ses services à la presse avec le lancement d’une page pour aider les journalistes à mieux utiliser le réseau social comme source d'information et leur permettre de se rapprocher de leur audience. Rappelons que son concurrent Google a lancé récemment  son premier magazine d'information.

En fin de compte, au même titre que les entreprises cherchent à goûter à plus de croissance en utilisant les réseaux sociaux, la presse, appuyée par ces supports, peut, elle aussi, accroître son audience.


Sources: 
lundi 27 décembre 2010 | By: Nevert Degirmenci

Quand secteur rime avec succès sur les réseaux sociaux

Wordle: UntitledL’utilisation des réseaux sociaux comme outil de communication est un phénomène en croissance dans les entreprises.

Certaines s’y lancent à pieds joints sans préparation; d’autres confient cette tâche à un community manager, un nouveau métier très prisé depuis près de deux ans.

Mais si les entreprises qui ont cédé à l’appel des sirènes du web social en retirent au moins un gain de popularité, tous les secteurs ne sont pas égaux devant les réseaux sociaux. 

Sur Facebook, parmi les plus grandes entreprises américaines, ce sont celles liées aux produits de grande consommation, à la vente de détail ou à l’industrie automobile qui comptabilisent le plus grand nombre de fans. 
La présence sur cette plateforme sert surtout à rassembler et maintenir une communauté de fans et à en faire des ambassadeurs de la marque à travers des concours et des promotions. Sur Facebook, 40% des utilisateurs suivent une marque et 70% sont situés hors USA.

Quant à Twitter, il permet surtout aux sociétés spécialisées dans le secteur high-tech ou celui du voyage de tirer leur épingle du jeu du plus grand nombre de followers. 
Le site de micro-blogging permet de publier des messages informatifs et de désamorcer des attaques contre la marque. Sur Twitter, 25% des membres suivent une marque et 60% sont situés hors USA.

En ce qui concerne le réseau professionnel, LinkedIn, ce sont les établissements bancaires ou les entreprises de télécommunications qui arrivent en tête du classement des connexions. Il est surtout utilisé pour des échanges professionnels; c'est donc le caractère B2B qui prime. 

Cette nouvelle catégorie d'entreprises, baptisées entreprises réseaux, qui tirent profit des services offerts par le web social, affirment constater des répercussions positives sur leurs performances.

Selon une étude réalisée par le cabinet Mc Kinsey (lire les résulats sur L’Atelier), les entreprises ayant investi de façon intensive dans le web collaboratif affirment avoir :

- gagné en rapidité d’accès à la connaissance;
- amélioré l’efficacité du marketing pour plus de la moitié d'entre elles;
- diminué les coûts de la communication pour 15 à 25% des entreprises interrogées.

Reste aux entreprises encore hésitantes à évaluer la balance entre les efforts à fournir et les profits escomptés selon leur secteur et à observer de quel côté elle penche.  

Lire aussi l'Atelier et l'infographie des réseaux sociaux sur Waebo
mardi 21 décembre 2010 | By: Nevert Degirmenci

Facebook, la future plus grande plate-forme de cybermarchands

Facebig
Avec une communauté de membres aussi importante que la population européenne, Facebook a séduit les entreprises qui y voient un moyen d’accroître leur popularité et de sonder leurs consommateurs. 

Le média social devient un élément majeur de stratégie au point que la marque Heinz, par exemple, promeut son profil Facebook sur ses bouteilles de ketchup. 

Le numéro un des réseaux sociaux poursuit sa conquête des entreprises en proposant régulièrement de nouvelles applications qui ont abouti à l’émergence d’un concept nouveau : le social shopping ou l’e-commerce social.  

Actuellement, deux applications offrent aux entreprises la possibilité de transformer leur profil en un mini-site de e-commerce : 

- Payvment : application américaine, accessible uniquement en anglais et gratuite, elle permet la vente de produits grâce au paiement sécurisé par Paypal et par carte bancaire au sein même des pages Facebook. Plus de 40 000 revendeurs d'environ 750 000 produits l’auraient déjà adopté. 

- Boosket est une application plus récente, développée par des Français, Contrairement à la première, celle-ci est payante et permet d’afficher entre 100 et 5000 produits. Présentée comme un outil de promotion, elle ne permet pas le paiement en ligne mais dirige les clients potentiels vers le site corporate. Plusieurs entreprises françaises ont déjà franchi le cap du social shopping avec cet outil. 

Le média social affine clairement son offre à destination des entreprises puisqu’il a récemment introduit Deals, un service à mi-chemin entre la géolocalisation et le e-market lui permettant d’établir des partenariats avec des sociétés commerciales. 

Le vivier de consommateurs potentiels présents derrière chaque profil pourrait  même s’élargir au marché chinois. Mark Zuckerberg, en visite en Chine, a rencontré ce lundi le dirigeant de Baidu, le premier moteur de recherches du pays, jusqu’ici fermé à Facebook. 

Le jeune milliardaire, auréolé par le Times du titre de personnalité de l'année, peut encore nourrir des rêves de grandeur. Celui qui est à la tête de la communauté virtuelle qui, si elle était un pays, occuperait la troisième place des pays les plus peuplés de la planète, est parti à la rencontre de la nation arrivant en tête du classement. Il songe peut-être à créer la plus vaste plate-forme commerciale du monde sur le web. 

samedi 11 décembre 2010 | By: Nevert Degirmenci

Mark Zuckerberg se dévoile à l’occasion du lifting de Facebook

                         
 
                                                                   Source: Youtube - Interview de Mark Zuckerberg sur CBS

Après le film The Social Network retraçant la création de Facebook, Mark Zuckerberg a accordé une interview à la chaîne américaine CBS à la veille du lancement de la nouvelle interface du réseau de profils.

Si Facebook était un pays, il se classerait, avec sa communauté estimée à un demi-milliard de membres, en troisième position derrière la Chine et l’Inde des pays les plus peuplés. Paradoxalement, l’homme, à l’origine du réseau social le plus populaire, cultive le secret sur sa propre personnalité alors que son œuvre est fondée sur le principe inverse.

La nouvelle interface change le design et le classement des informations ; ce qui entraîne les abonnés à dévoiler encore plus d’informations personnelles.

Cette interview permet néanmoins de découvrir un Mark Zuckerberg plus sûr de lui, souriant et à l’œuvre parmi ses employés. On les voit par ailleurs soumis à un étrange compte à rebours pour limiter le temps accordé aux tâches.

Le milliardaire de 26 ans est également interrogé sur la polémique liée à la paternité de Facebook et sur la protection des données personnelles. Le site compile une énorme masse d’informations sur ses abonnés, au fil des applications très nombreuses et récurrentes installées, que Mark Zuckerberg nie vendre à des tiers.

La bataille que se livre Facebook et Google est aussi traitée à travers le récent service de messagerie qui combine chat, e-mails et SMS annoncé comme le « Gmail killer » (« le tueur de Gmail »).

Cette bataille se solde par un score de 1-0. Facebook l’emporte sur Google en termes d’audience ; les internautes auraient, en effet, passé plus de temps sur l’un que sur l’autre au cours de l’année dernière.